9 - LA MISERICORDE DU PÈRE

1. La miséricorde qu’est-ce que c’est ?


La miséricorde représente pour moi le message le plus important de Jésus. Elle a pris, peu à peu, une place centrale dans ma vie de prêtre;
elle est le fruit de toutes les expériences, belles et positives, que j’ai connues.
La miséricorde, c’est l’attitude divine qui consiste à ouvrir les bras, c’est Dieu qui se donne et qui accueille, qui se penche pour pardonner.
On peut dire que la miséricorde est la carte d’identité de notre Dieu.

2. Le Pape a besoin de la miséricorde de Dieu.


Le pape est un homme qui a besoin de la miséricorde de Dieu. Je l’ai dit sincèrement, je me console avec l’apôtre Pierre : il avait renié Jésus, et il
a quand même été choisi comme Pape !

3. La honte est une grâce.


La honte est une grâce : quand on sent la miséricorde de Dieu, on a une grande honte de soi-même, de son propre péché. « Avec toute ton histoire de misère et de péché, Dieu te reste fidèle et te relève.».
3. Cela nous fait tant de bien de revenir à lui quand nous nous sommes perdus ! J’insiste: Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde.

4. «Tu es pécheur? Oui. Mais n’accepte pas l’état de corruption


Il faut bien distinguer la corruption du péché.
La corruption est le péché qui au lieu d’être reconnu comme tel et de nous rendre humbles, est élevé comme un système, devient une habitude mentale, un mode de vie.
- Le pécheur repenti, qui ensuite tombe et retombe dans son péché à cause de sa faiblesse retrouve à nouveau le pardon s’il reconnait avoir besoin de miséricorde.
- Le corrompu, au contraire pèche et ne se repent pas, c’est celui qui pèche et fait semblant d’être chrétien, et crée du scandale avec sa double vie.

5. Se relever.


L’important n’est pas de ne jamais tomber en chemin. C’est de toujours se relever, de ne pas rester à terre. Le Seigneur me pardonne toujours. Il
m’offre la possibilité de repartir. Il m’aime comme je suis, il veut me soulager, il me tend la main.
Prêtre en Argentine, j’ai fait la connaissance d’une femme, mère de deux petits enfants, abandonnée par son mari. Elle n’avait pas de travail
fixe, elle travaillait seulement quelques mois par an.
Lorsqu’elle n’avait pas de travail, elle se prostituait pour nourrir ses enfants. Elle était humble, fréquentait la paroisse ; nous essayons de
l’aider avec l’association Caritas.
Lors des fêtes de Noël, elle est venue au Collège avec ses enfants et a demandé à me voir. On m’a appelé, je l’ai reçue. Elle était là pour me
remercier. J’ai cru que c’était pour le colis de produits alimentaires de Caritas, que nous lui avions envoyé. “Tu l’as reçu ? » Lui ai-je demandé.
Et elle : “Oui, oui, je vous remercie pour cela aussi. Mais je suis surtout venue vous remercier de m’avoir appelée madame.”
Ce sont des expériences qui vous apprennent à quel point il est important d’accueillir avec délicatesse la personne qui est en face de vous.

6. La miséricorde est la plus grande de toutes les vertus.


193. L’Évangile proclame : « Heureux les miséricordieux, parce qu’ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7). L’Apôtre saint Jacques enseigne que la miséricorde envers les autres nous permet de sortir triomphants du jugement divin.
Jésus a pardonné même à ceux qui l’ont crucifié et méprisé.

7. Quels moyens avons-nous pour nous aider à être miséricordieux ?


- Il y a des œuvres corporelles de miséricorde : donner à manger à ceux qui ont faim, à boire à ceux qui ont soif, vêtir celui qui est nu, visiter les malades, visiter les prisonniers et prendre soin de ceux qui sont morts.
- Et des œuvres spirituelles : conseiller son prochain, instruire, exhorter les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter les personnes ennuyeuses, prier pour les vivants et les morts.

Voici plusieurs moyens pour vivre la miséricorde :
1 - Le sacrement de réconciliation
2 - La Messe
3 - La Prière
4 - Une œuvre de miséricorde