4 – POURQUOI NE PAS ENTRER NOUS AUSSI DANS CE FLEUVE DE JOIE ?

1. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours.


La joie de l’Evangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu.
Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Même les croyants courent ce risque. Beaucoup y succombent et se transforment en personnes vexées, mécontentes, sans vie.
Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours.

2. « Pour que ma joie soit en vous ».


L’Évangile invite avec insistance à la joie.
D’innombrables conditions pour que la joie soit possible ?
Le message de Jésus est source de joie : « Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète » (Jn 15, 11).
Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques. Il promet aux disciples : « Votre tristesse se changera en joie » (Jn 16,20).
Et il insiste : « Je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera (Jn 16, 22).
Le Livre des Actes des Apôtres raconte que dans la première communauté ils prenaient « leur nourriture avec allégresse » (Ac 2, 46).
Pourquoi ne pas entrer nous aussi dans ce fleuve de joie ?

3. Le grand risque aujourd’hui : une tristesse individualiste.


Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et
avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels.

Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu.

Même les croyants courent ce risque. Beaucoup y succombent et se transforment en personnes vexées, mécontentes, sans vie.

Ce n’est pas le choix d’une vie digne et pleine, ce n’est pas le désir de Dieu pour nous.

4. D’innombrables conditions pour que la joie soit possible ?


Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques. La tentation apparaît fréquemment sous forme d’excuses et de récriminations, comme s’il devait y avoir d’innombrables conditions pour que
la joie soit possible.

5. Si cette invitation ne resplendit pas avec force et attrait.


L’Évangile invite avant tout à répondre au Dieu qui nous aime et qui nous sauve. Cette invitation n’est obscurcie en aucune circonstance !
Si cette invitation ne resplendit pas avec force et attrait, l’édifice moral de l’Église court le risque de devenir un château de cartes, et là se trouve notre pire danger. Car alors ce ne sera pas vraiment l’Évangile qu’on annonce.
Le message courra le risque de perdre sa fraîcheur et de ne plus avoir “le parfum de l’Évangile”.

6. La certitude personnelle d’être infiniment aimé.


La joie demeure toujours comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, au-delà de tout.
Là se trouve la source de l’action évangélisatrice.
Si quelqu’un a accueilli cet amour qui lui redonne le sens de la vie, comment peut-il retenir le désir de le communiquer aux autres ?
49. Ce qui doit nous préoccuper, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, sans une
communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie.

7. Prendre l'initiative, s'impliquer, fructifier, fêter.


La joie est un signe que l’Évangile a été annoncé et donne du fruit.
L’Église « en sortie » est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent.

Osons un peu plus prendre l’initiative !