3. Je suis une mission sur cette terre

Dans cette Exhortation,

je désire inviter à une nouvelle étape évangélisatrice

marquée par cette joie

et indiquer des voies pour la marche de l’Église

dans les prochaines années.

1. Nous ne pouvons pas cesser d’être missionnaires.


Nous sommes tous des disciples missionnaires.
Si nous voulons grandir dans la vie spirituelle, nous ne pouvons pas cesser d’être missionnaires.
L’œuvre d’évangélisation enrichit l’esprit et le cœur, nous ouvre des horizons spirituels.

2. La vie augmente quand elle est donnée.


Certaines expressions de saint Paul ne devraient pas nous étonner: « L’amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14) ; « Malheur à moi si je n’annonçais pas L’Évangile ! » (1 Co 9, 16).
«La vie augmente quand elle est donnée et elle s’affaiblit dans l’isolement et l’aisance. »
La vie s’obtient et se mûrit dans la mesure où elle est livrée pour donner la vie aux autres. « C’est cela finalement la mission ».

3. Je suis une mission sur cette terre et c’est pour cela que je suis dans ce monde.


La mission au cœur du peuple n’est ni une partie de ma vie ni un ornement que je peux quitter, ni un appendice ni un moment de l’existence.

Elle est quelque chose que je ne peux pas arracher de mon être si je ne veux pas me détruire.

Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde.

4. Personne ne vit mieux en fuyant les autres, en se cachant, en refusant de compatir et de donner.


Ce n’est rien d’autre qu’un long suicide.

C’est un faux remède qui rend malade le cœur et parfois le corps.

La solution ne consistera jamais dans la fuite d’une relation personnelle et engagée avec Dieu, et qui nous engage en même temps avec les autres.

Annoncer le Christ est quelque chose de beau capable de combler la vie d’une splendeur nouvelle, et d’une joie profonde, même dans les épreuves.
Unis à Jésus, cherchons ce qu’il cherche, aimons ce qu’il aime.

Si nous sommes missionnaires, c’est avant tout parce que Jésus nous a dit :

« C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits ». (Jn 15,8).

 

 

 

 

 

 

 

 

5. Ne plus rester dans une attente passive à l’intérieur de nos églises.


Nous ne pouvons plus rester dans une attente passive, à l’intérieur de nos églises.

L’activité missionnaire « représente, aujourd’hui encore, le plus grand des défis pour l’Église » et « la cause missionnaire doit avoir la première place».

Nous sommes tous invités à accepter cet appel : sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre tous ceux qui sont à l’extérieur, qui ont besoin de la lumière de l’Évangile.

6. Il est vital de sortir pour annoncer l’Evangile


Il est vital qu’aujourd’hui l’Église sorte pour annoncer l’Évangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur.

La joie de l’Evangile a toujours la dynamique de l’exode et du don, du fait de sortir de soi, de marcher et de semer toujours de nouveau, toujours plus loin.

7. Un évangélisateur ne devrait pas avoir une tête d’enterrement.


Un évangélisateur ne devrait pas avoir constamment une tête d’enterrement.

Que le monde de notre temps qui cherche, tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’espérance, puisse recevoir la Bonne Nouvelle, non d’évangélisateurs tristes et découragés, impatients ou anxieux, mais des ministres de l’Evangile qui ont les premiers reçus en eux la joie du Christ.